Les biopics

Publié le par £ee£oo

Me voilà de retour. En ce moment je n'ai pas beaucoup de temps, ni vraiment d'idées intéressantes pour écrire des articles. Mais je ne laisserais pas le blog, il  y a parfois des moments de creux.
Bref, là je me disais que j'allais faire un article sur les biopics, en pensant au premier film de Joan Sfarr, Gainsbourg (vie héroïque) qui sortira le 20 janvier 2010.


Biopic est le terme anglais pour définir un genre de film qui retrace la vie (de préférence tumultueuse) d'une star de la chanson, du cinéma, une personnalité de la guerre ou du sport..C'est une contraction des mots "biographical" et "picture".

Je ne me rappelle pas du premier biopic que j'ai vu, mais La Môme (2008) d'Olivier Dahan m'a énormément touchée. C'est peut être cliché et banal, mais je trouve ce film magnifiquement réalisé, et joué (bien que Marion Cotillard est parfois un peu "too much"). Et c'est dommage que le matracage médiatique autour d'Edith Piaf et de Marion Cotillard avec ses multiples récompenses aient gâché le charme du film et ont rébuté certains à voir ou apprécier le film. C'est pourtant une vraie petite merveille.

Comme à chaque fois où un genre de film provoque l'engouement, il y a eu une déferlante de films dit biopics. Coco avant Chanel d'Anne Fontaine (2009) qui ne me tente pas du tout, Les Mesrine de Jean François Richet (2008) qu'il faudrait que je vois, Sagan de Diane Kurys (2008) qui ne me tente pas non plus, Coluche d'Antoine De Caunes (2007) qui était plutôt pas mal, et relativement à part par rapport à la plupart des autres biopics.

Les films étrangers ne sont pas en reste. Le bon Walk the Line de James Mangold (2006), on retrouvera d'ailleurs Jonathan Rhys Meyers dans Elvis de James Steven Sadwith, l'excellent La Chute (2004) d'Olivier Hirschbiegel, Ray (2004) de Taylor Hackford, Aviator de Martin Scorsese (2004), Ali de Michaël Mann (2001) ou encore The Doors d'Oliver Stone (1990), 8 miles de Curtins Hanson (2001) ...

Je suis assez cliente de ce genre de film, cela permet d'avoir un aperçu d'une personnalité qu'on connaît plus ou moins. A prendre avec des pincettes évidemment, mais en général je trouve que ce sont des films, à défaut d'être forcément excellents, qui peuvent être instructifs. Ce qui est plutôt gênant c'est le fait de sortir en même temps plein de biopics, ça provoque un peu l'overdose et le manque de diversité de films proposés peut se faire sentir. Cela dit, ces derniers temps il en sort un peu au compte goutte.

Le biopic se mélange avec des adaptations de livres racontant l'histoire d'un inconnu, en tout cas d'une personne qui n'est pas une star. C'est le cas du récente Le dernier pour la route de Philippe Godeau (2009) qui raconte l'alcoolisme du journaliste Hervé Chabalier, qui travaillait au Nouvel Observateur. L'excellent L'affaire Josey Aimes de Niki Caro (2005) évoque lui, le combat de Josey Aimes pour la reconnaisance du harcèlement sexuel. Le poignant Le pianiste de Roman Polanski (2001) raconte le calvaire de Wladyslaw Spizlman, pianiste, dans le ghetto de Varsovie, pendant la Seconde Guerre Mondiale. On peut aussi citer le brillant Monster (2003) de Patty Jenkins, qui relate l'histoire de Aileen Wuornos, décrite comme la première tueuse en série. Il y a eu également Milk (2008) de Gus Van Sant qui relate la croisade politique difficile d'Harvey Milk, à cause de son homosexualité.

Il y a ensuite les biopics historique
à l'image du très bon Jeanne D'Arc de Luc Besson (1998), Elizabeth (1998) de Shekhar Kapur, sur la reine Elizabeth d'Angleterre, le film sur le peintre Lautrec (1997) de Roger Planchon, Walkyrie de Brian Singer (2008), l'apparemment très mauvais Alexandre d'Oliver Stone (2003)...

Le biopic peut se décliner de façon différentes. Certains réalisateurs prennent le parti de raconter qu'une courte période de la vie d'un homme (c'est le cas de Coluche ou de La Chute par exemple), d'autres essaient de présenter l'ensemble d'une vie. C'est donc un genre qui peut vraiment se renouveler, même s'il existe déjà des films sur une personnalité.
C'est un genre qui reste relativement dur à réaliser à mon sens. Car, là où il est bien indispensable de faire le bon casting, c'est bien avec le biopic. Il est d'ailleurs très difficile pour les acteurs d'incarner des personnalités emblématiques sans passer par une simple imitation. Les avis sont souvent partagés d'ailleurs. Cela dépend l'image que l'on a ou que l'on avait, de la star en question.

Publié dans Vie du cinéma

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Sekateur 16/11/2009 19:29


Les dernières phrases de l'article rejoignent de que je voulais laisser comme commentaire. En effet, je n'ai pas vu Coluche, mais les extraits que j'ai pu apercevoir, ici ou là, me montrent un
acteur, sans doute très bon, qui imite Coluche dans ses gestes et sa façon de parler. Je trouve trop vraiment ridicule. Je sais qu'on parle de performance d'acteur, mais à titre personnel, ça me
met mal à l'aise. J'ai vu il y a quelques temps un téléfilm avec Thierry Frémont, sur Francis Heaulmes, où le pauvre homme se ridiculisait en gonflant son visage sous l'effet de l'excitation, les
yeux exorbités. Aïe, aïe, aïe ! C'est un jeu d'acteur ça ? Bon, il a été loué pour sa performance, tant mieux pour lui. Moi, je n'adhère pas. Et je trouve malsain de faire du pognon en exploitant
la renommée de personnalités très fortes, qui ont marqué leur époque...


£ee£oo 16/11/2009 19:43


pour l'interprétation c'est une question de point de vue et de ressenti...pour le reste, je ne suis pas d'accord dans le sens où on peut faire des choses très intéressantes même si à la base c'est
fait pour faire du pognon. Pour le cas de Coluche, je ne crois pas que c'était le but d'Antoine de Caunes en tout cas, d'ailleurs le film n'a pas répondu aux attentes du public et n'a pas marché