Orange mécanique

Publié le par £ee£oo

Même si j'ai déjà fait un article sur un film de Stanley Kubrick et que j'essaies de parler de films et d'artistes différents, je ne pouvais pas faire l'impasse sur un générique de ce film de ce grand cinéaste disparu.

J'ai décidé de mettre en avant le générique du génial Orange Mécanique (1972). Je vous laisse le regarder:

Le générique s'ouvre sur une couleur rouge vive. J'ai envie de dire que ça annonce la couleur! En fond sonore, une composition remaniée de Beethoven faite par Wendy Carlos. Particulièrement sombre et inquiètante, le spectateur n'a pas besoin d'images pour comprendre tout de suite que le film risque d'être un choc. On reste tout de même prêt de 25 secondes face à cette couleur. Comme si elle nous fixait.
Sur fond bleu, le nom de Stanley Kubrick apparaît, couleur à l'opposé du rouge pour moi; calme et appaisante. Le titre du film apparaît d'un coup sur le fond rouge; ce qui va bien avec le film, forcément.
Le titre reste quelques secondes et on se retrouve confrontés à un nouveau face à face et pas des moindres; avec Alex, le personnage principal du film, ultraviolent. Comme pour le fond rouge, il nous fixe en pointant son regard de détraqué sur la caméra. Là aussi, l'image reste fixe plusieurs secondes, ce qui met plutôt mal à l'aise, tout en fascinant.
L'image dézoome petit à petit et on découvre les amis d'Alex, le regard vide, hagard, tous avec leur verre de lait. Le spectateur prend conscience aussi du décor peu habituel: blanc ("bien") et noir ("mal"), avec des mannequins de femmes entièrement blancs, qui servent de décors mais aussi de table. Cela montre bien la femme est un objet de soumission aux désirs des hommes, de la bande, et en particulier d'Alex.
La musique angoissante continue et une voix off, celle d'Alex, se fait entendre. Il se présent lui et sa bande, explique pourquoi ils sont là et la raison pour laquelle ils boivent du lait, un lait apparemment spécial...adapté à une soirée d'ultraviolence. Ce dernier mot est lâché sans qu'on s'y attende, et le film commence après que la caméra ait finit son plan d'ensemble de la scène.

Il faut avouer que ce générique très épuré au niveau des noms de l'équipe du film, et relativement simple est très efficace. On sent tout de suite l'ambiance malsaine, on cerne plus ou moins les personnages, et on s'attend à des scènes dures. Tout cela en réalisant un dézoome, en travaillant une musique classique, et en ayant un décor étrange. Chapeau.


.:A lire, les autres génériques:.

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Publié dans Les intros de films

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