Halloween, la nuit des masques

Publié le par £ee£oo

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Comment ne pas évoquer le film culte de John Carpenter? Halloween, la nuit des masques, sorti en 1979, fut le 1er slasher movie (et notamment lança la mode du tueur masqué). Il bénéficie d'un scénario original écrit par John Carpenter et Debra Hill, sa compagne de l'époque.
Le film raconte le début du parcours sanglant de Mickael Myers, à 6 ans, tuant sa grande soeur. Interné pendant des années, et s'enfermant dans un profond mutisme, il réussi à s'échapper et revient dans sa ville natale pour tuer sa demi-soeur Laurie Strode.
Les rôles principaux sont tenus par Donald Pleasance (le seul acteur ayant déjà une certaine reconnaissance, qui accepta tout de même le rôle mal payé), et Jamie Lee Curtis (principalement recrutée car fille de Janet Leigh, qui joue dans Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960).


Le film débute sur une scène qui s'avéra choquante, surtout à l'époque. Un masque est posé sur la caméra; le spectateur a donc le point de vue du personnage, qui prend un couteau et monte à l'étage de sa maison. Autant dire que pour débuter un film, c'est une façon très efficace d'accrocher le public, celui-ci se demandant bien ce qui peut bien se passer.
La scène du meurtre de la soeur de Mickael Myers est plus suggéré que montré, toujours avec le masque de la caméra. Ensuite, on voit la caméra descendre, on distingue des personnages, qui s'avéront être les parents de Myers, enlever le masque. Et là, on découvre un petit garçon, tenant un couteau tâché de sang ! La surprise amplifie l'horreur de la situation. La musique s'intensifie, la caméra s'éloigne, comme si on laissait les parents à leur sort, et le spectateur à son choc.
Cette scène m'a beaucoup marquée, je la trouve très bien filmée, très bien ficelée, et surtout à l'époque plutôt osée. En effet, filmer clairement un petit garçon avec le couteau avec lequel il vient de tuer sa propre soeur ne se voit pas tous les jours (encore moins maintenant finalement quand on y pense, faudrait pas donner des idées aux enfants...). Le film a d'ailleurs été interdit aux moins de 16 ans à l'époque.


L'interprétation n'est pas exceptionnelle dans l'ensemble, seul Donald Pleasance apporte un peu de profondeur à son personnage. Même Jamie Lee Curtis est pas terrible, il faut dire qu'une bonne partie du film est consacrée à ses cris.
La prestance de Mickal Myers est terrifiante, on sent tout de suite que ça ne doit pas être évident de lui échapper. Sa lenteur renforce son côté maléfique, car s'il ne se dépêche pas, il est sûr de vous attraper finalement. Le masque est très simple, blanc, sans forme particulière, avec deux trous sombres pour les yeux, et participe beaucoup dans la peur que procure Myers. On peut noter que la couleur blanche qui symbolise la pureté, est sur le visage de l'être le plus mauvais.

On voit très peu la vie de Myers dans l'asile. On comprend surtout que c'est un homme pas comme les autres, fermé. Le Dr Loomis (joué par Donald Pleasance) dira ensuite que son regard était vide, sans humanité. Détail qui sera repris à tort et à travers dans les autres films de la saga ( bientôt 10, avec le H2 de Rob Zombie qui va sortir prochainement!).
Toujours est-il que Myers s'enfuit lors de son transfert, vole un masque, une corde et se dirige vers Haddonfield dans l'Illinois (ville qui n'existe pas réellement), pour tuer sa demi-soeur, Laurie Strode, adoptée par la famille Strode. On ne sait pas d'où vient exactement Laurie. Dans le remake et prequel de Rob Zombie, Halloween, sorti en 2007, Laurie a vécu bébé avec Mickel Myers, enfant, qui l'adorait.
Dans le film de Carpenter, Laurie est avec ses copines, faisant du baby sitting.
Et là, Myers commence à montrer sa force, et sa façon habile de surprendre, pour mieux tuer.
Je trouve qu'entre le moment où Myers s'enfuit et le 1er meutre, le film est assez lent, il n'y a pas beaucoup de détails intéressants finalement. Mais une fois qu'il commence, l'action suit son personnage et ne s'arrête pas.

Les meurtres ne sont pas sanglants, mais ils sont angoissants. Le fait qu'il fasse très sombre, que la musique arrive en même temps que Myers, et sa prestance, font qu'on fait un peu les yeux ronds.
John Carpenter met en scène des situations qui par la suite seront repris dans énormément de films de genre, à tort et à travers. Bien qu'on voit Myers tuer, on ne voit pas la suite, c'est-à-dire, ce qu'il fait des c
orps notamment. On le saura, une fois Laurie Strode, entrée dans la maison où son couple d'ami s'est fait tuer. Elle arrive dans la chambre et découvre le corps d'une ses amies, étranglée, allongée sur le lit. La scène devient glauque et macabre quand on comprend qu'une pierre tombale est posée au dessus de la tête de la pauvre fille, qui est celle de sa soeur Judith Myers. Conscient que Myers a déjà tuer sa soeur je pense, il associe Judith Myers à cette fille, qui a fait la même chose dans un lit, l'amour. Myers condamnerait donc l'acte sexuel? Pour quelle raison? Je n'en ai aucune idée à vrai dire. D'autant plus que même s'il tue l'homme et la femme, c'est cette dernière qui "bénéficie" de cette mise en scène, et de cette association.
La confrontation de Laurie avec son demi-frère (dont elle ignore l'identité) commence. Et là, elle découvre les corps accrochés, de ses deux autres amis. A l'époque, cela devrait surprendre.

Le masque n'est pas expliqué non plus dans le film. Ce qui est clair, c'est que pour tuer, Myers a besoin d'un masque. Il en met un à 6 ans, il en remet un 15 ans plus tard. D'ailleurs, à un moment où Laurie Strode est mal en point, elle parvient à enlever son masque (c'est d'ailleurs un des rares moment où dans toute la saga, on aura aperçu le visage de Myers), ce qui le pertube, et avant de se faire quoi que ce soit, il remet son masque. Le principal avantage de ce masque, c'est que cela entretient le mystère autour de ce tueur froid, fort, et indestructible. C'est aussi pratique pour faire des suites en changeant les acteurs qui interprètent Myers!

Ce n'est pas le film de la saga qui a le mieux marché (qui est à ce jour le remake/prequel de Rob Zombie), mais le 3e; devant lui, le pas mal Halloween, 2O ans après il revient, de Steve Miner, sorti en 1998.

Le film aura eu le mérite de lancer Jamie Lee Curtis, qui s'avéra par la suite une bonne actrice, mais qui n'a pas fait un film notable depuis quelques années maintenant.

Certains peuvent le trouver trop lent, nous sommes habitués à un cinéma différent maintenant, mais cela reste un des 1ers film d'horreur angoissant, original et mythique.

En version bande annonce:

Les +: - scénario                                Les -:  - l'interprétation
           - musique                                             - parfois lent

           - Myers
           - réalisation angoissante


Pour la bande annonce, c'est ici.

Publié dans SF-horreur-fantastique

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