La colline a des yeux

Publié le par £ee£oo

Les génériques sont encore trop laissés de côté par les spectateurs mais aussi par les cinéaste eux mêmes. Il y a trop souvent des génériques basiques et inintéressants. Pourtant, ce sont les 1ères images que l'on voit, c'est une sorte de 2e vitrine (après la bande annonce). Et cela permet de se mettre ou pas dans le film, d'avoir une 1ère vraie impression ou pas du film.
Certains y apportent heureusement un attention particulière. C'est le cas du film d'horreur La colline a des yeux, remake du film au même titre de Wes Craven, réalisé par Alexandre Aja en 2006, que je vous laisse découvrir:



envoyé par diboan.

On voit d'abord le nom du distributeur uniquement en rouge (couleur du sang), sur fond noir, ce qui donne de façon simple une ambiance un peu oppressante. Puis on découvre des images d'archives de télévision des années 50, avec une ménagère qui énonce gaiement que le gâteau est prêt (le film) et souffle les bougies dessus. Le commentateur annonce le début du film en disant que le spectacle va commencer; et l'image joviale et rétro proposée laisse place, avec la transition de la fumée des bougies vers la fumée d'une explosion nucléaire, à une ambiance morbide.

Les noms des équipes du film se succèdent sur fond d'images de bombes diverses qui explosent, qui sont jettées d'avions, qui détruisent tout...A environ la moitié du générique, en parrallèle de la musique de fond ( une vieille chanson des années 50), des crissements se font entendre, similaires à des cris déchirants, au moment où on nous montre des images de personnes, principalement d'enfants, atteints par les radiations nucléaires. Leurs visages, dents sont déformés, ressemblant à des monstres.
On voit également des gens qui placent des mannequins dans des maisons, ce qui indique qu'un village fictif a été réalisé.

La chanson et les images de radiés accompagnées de bruits stridents peuvent être en contradiction. L'une allant avec une ambiance assez chic, les autres, étant synonymes de destruction de l'homme par l'homme. Mais, la chanson est mélancolique, assez fataliste je dirais, donc elle va plutôt bien.

En deux minutes, le spectateur sait déjà beaucoup de choses sur le film (un évènement qui s'est passé dans les années 50, les radiations nucléraires et leurs conséquences, le mystérieux village, et bien sûr la destruction de l'homme).
La présentation est originale, les images sont saccadées (rappellant le chaos et la violence qu'affronteront les protagonistes), avec une couleur sombre entre le sépia et la couleur (qui fait référence au passé qui explique l'origine des agresseurs, leur lieu de vie, et les personnages du film, qui viennent du monde moderne).

Il est toujours intéressant de voir des images d'archives. Alexandre Aja s'étant beaucoup renseigné sur les conséquences des radiations, notamment avec le cas Hiroshima.


Le générique qui peut être parfois être un passage ennuyeux, devient un moment intéressant, qui est aussi une valeur ajoutée à un film d'horreur, ce qui n'est pas négligeable en France, genre qui parfois est considéré comme tout, sauf artistique (voir mon article).



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Publié dans Les intros de films

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